Harispe avant harispe

Le Pays basque a donné lieu à quelques études généalogiques, essentiellement  sur les familles nobles et bourgeoises. Le plus grand des généalogistes a été Jean-Baptiste de Jaurgain dont les travaux constituent toujours des références incontournables et dont on regrette toujours qu’ils soient si mal diffusés ou connus.

Mais très peu de choses existait sur nombre de familles de la région de Saint-Jean-Pied-de-Port et, de façon plus étendue, de Basse-Navarre. Si aujourd’hui les chercheurs sont nombreux, les publications (sur internet essentiellement) sont inégales est comportent de nombreuses erreurs.

A partir de la famille du maréchal Jean-Isidore Harispe (dont la connaissance se limitait jusqu’à présent au grand-père du grand soldat), dont l’ascendance est ici donnée pour la première fois depuis la fin du XVIème siècle pour la branche masculine, mais aussi les ascendants féminins, ce travail s’est étendu à un nombre important d’autres familles. Plus de cent soixante d’entre elles sont ainsi décrites sur au moins trois générations et souvent beaucoup plus, originaires de maisons des vallées de Cize, de Baïgorry, d’Hergaray, etc.

Cette étude est également l’occasion d’observer des fondamentaux de la société basque traditionnelle, sous ses aspects sociaux et familiaux, économiques ou religieux très divers tels que les prébendes et les prébendiers, les infançons, la succession en fonction du statut des maisons, la délinquance, le rapport aux animaux, les mines de Banca, la construction des ponts… On se familiarisera à un droit particulier et caractéristique et des habitudes qui divergent parfois sensiblement des autres régions.

Une amorce d’armorial le plus précis possible, amendant et complétant de nombreuses données existantes concerne une grande partie de la Basse-Navarre. Enfin, un chapitre est consacré à l’étonnant Capitaine d’Echauz, illustre fils naturel du vicomte du lieu, et lui-même père d’une impressionnante descendance toute illégitime.

Environ cinquante tableaux généalogiques permettent des approches synthétiques. 

Le tout sur environ 350 pages.